la machine dans le jardin

Le festival des imaginaires techniques 26, 27, 28 juillet 2024 à Mellionnec (22)
la machine dans le jardin

la machine dans le jardin

Le festival des imaginaires techniques 26, 27, 28 juillet 2024 à Mellionnec (22)

Le programme 2024

 


 

 

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    Atelier jeunesse  Objets moches : le Mégamix

    Tu as peut-être entendu tes parents se plaindre des objets : trop de Legos en bazar dans ta chambre, ce jogging troué qui aurait sa place à la poubelle, cette collection de cartes Marvel hideuses ou de rouleaux de papier toilette qui finira dans le bac de tri. Peut-être les as-tu aussi entendu parler de la façon dont les objets sont fabriqués, de la pollution qu’ils produisent, de leur fragilité, de leur inutilité.

    C’est vrai, parfois, on aime des objets qui ne servent pas à grand chose, moches, à moitié cassés. On ne sait pas pourquoi mais, c’est comme un vieux doudou, on aime bien qu’ils nous tiennent compagnie.

    Nous te proposons de venir à ce stage avec des objets qui remplissent l’une de ces conditions : cassé, abîmé, moche, bizarre … mais auquel tu tiens. Attention, tes objets ne sortiront pas indemnes de ce stage ! Nous allons les augmenter, transformer, réparer, raccommoder, fusionner.

    Pour nous aider à préparer leur grande transformation, envoie nous une photo de ces objets 3 semaines avant le stage

    • – vendredi après-midi (14h-16h30)
    • – samedi matin (10h-12h30) et après-midi (14h-16h30)
    • – dimanche : une heure de préparation de l’exposition
      Pour enfants de 6 à 10 ans / 10 places sur réservation uniquement.
     
      • 10h – 18h : Atelier Transformers, un jeu pour faire bouger les lignes électriques

    Avec Alice Carabédian (philosophe), Fanny Lopez (historienne de l’architecture et des techniques), Clémence André (ingénieure en électricité), Pierre-Thomas Demars (ingénieur en électricité), Matthias Brissonaud (architecte) ; Caroline Gallez (socio-économiste) ; Barbara Nicoloso (Directrice de Virage Energie). 
    Comprendre le fonctionnement des réseaux électriques, leurs enjeux et tensions, et essayer d’en renverser les dogmes pour imaginer de nouvelles lignes. A la fois technique et spéculatif, cet atelier vise à réfléchir à d’autres communs électriques.
    Sur inscription, amenez votre pique-nique !

    Lieu : dans la salle des fêtes de Mellionnec

    À partir de 18h30 :

        • Dès 18h30 : Ouverture du festival (présentation) et restitution du jeu atelier Transformers.
          Suivi d’un repas Buffet
          // à partir de 19h15 : L’oracle, par Ketty Steward (autrice de science-fiction et chanteuse) //

        • 19h30 : Lecture par Clara Pacotte (autrice)

        • 20h00 : Lecture par Aldo Qureshi (auteur)

          • 10h00 – 11h30 : Projection du film Condamnés à réussir. Un film de François Jacquemain, 1976, 60 min.
            Avec la participation de Ange Pottin (philosophe, auteur de Le nucléaire imaginé).

          • 11h45 – 12h30 : Des livres et des machines, présentations et lectures de livres sur la technique par Martine Laval (journaliste et critique littéraire).

          • 12h30 : Repas

          • 13h30 – 14h : Café des imaginaires avec Marion Emery

          • 14h00 – 15h00 : Partir pour Lointemps avec Joanna Russ une présentation de Charlotte Houette (artiste et autrice) et Clara Pacotte, (autrice et réalisatrice).

          • 15h30 – 17h30 : Banal Bitume, Idéologies et infrastructures de la mobilitéTable ronde avec : Caroline Gallez (directrice de recherche à l’université Gustave Eiffel, Laboratoire Ville Mobilité Transport), Marion Emery (architecte, Ensa Paris Malaquais, LIAT), Roman Sole Pomies (sociologue), animée par Fanny Lopez.
            Rocades, lacis autoroutiers, routes… derrière ces trames apparemment neutres, c’est tout une idéologie qui se cristallise dans les sols : accélérationnisme, artificialisation, extractivisme, individualisme. Les formes de la mobilité, ses inégalités socio-spatiales, ainsi que ses contestations et alternatives seront au cœur de ce débat.

          • 18h00 – 18h30 : Des livres et des machines (suite), présentations et lectures de livres sur la technique par Martine Laval (journaliste et critique littéraire).

          • 18h30 – 20h : Rencontre avec les éditions Goater // Café des imaginaires avec Roman Sole Pomies.

          • 19h – 21h : Repas Paëlla végétarienne

          • 21h : Projection du film Woman at War (2018) de Benedikt Erlingsson. Suivi d’un commentaire de Victor Cachard (philosophe et historien)

        •  
        • 10h – 11h : Demain a toujours raison : briser les déterminismes virilistes de la futurologie.
          Une discussion entre Caroline Gallez (socio-économiste), Rieul Techer (ingénieur) et Ketty Steward (autrice)
          Modèles censés nous aider à penser nos futurs, la futurologie, la prospective, la modélisation et même la science-fiction sont pourtant empreintes de réflexes d’un autre temps, ceux d’un monde seulement perçu par un regard masculin, blanc, valide. En d’autres termes, il est grand temps de faire grandir de nouveaux récits.

          • 11h15 – 12h15 : Conférence : L’imaginaire du sabotage, par Victor Cachard (philosophe et historien).
            Le sabotage fait irruption dans le réel pour en inverser les coordonnées. Dans un même mouvement, il est ce qui fracture l’ordre des choses et dévoile la complexité des agencements. Il faut considérer le sabotage comme un art dans la double acception du terme : à la fois comme une technique, celle de l’artisan qui travaille la matière, et comme une libre création qui cherche à rompre avec l’existant. Parler de l’imaginaire du sabotage, c’est rendre visible tous ces gestes subversifs et ces bricolages inventifs qui nous détournent des normes sociales et économiques.

          • 12h15 – 14h00 : Repas
            13h00 : Café des imaginaires avec Ange Pottin
            13h30 : Chorale militante

          • 14h00 – 15h00 : Conférence par Anaël Marrec (historienne des technique)

          • 15h00 : Café des imaginaires avec Ketty Steward

          • 15h30 – 16h30 : Le nucléaire imaginé, conférence par Ange Pottin (philosophe), animée par Élise Feltgen (libraire) :
            Pour nous rendre indépendant·e·s de la Terre, l’industrie étend sans cesse sa pesante emprise terrestre. Le nucléaire, où l’imaginaire d’une énergie tirée de l’infiniment petit en milieu technologique clos, motive et légitime l’expansion d’une infrastructure irradiée, fragile et encombrante, offre un poste d’observation privilégié pour mieux comprendre cette contradiction, et le vaste héritage résiduel qu’elle nous lègue.

          • 16h45 – 17h15 : Restitution de l’atelier jeunesse

          • 17h30 – 19h30 : Mutantes, sorcières, hackeuses et alienes, quels imaginaires techniques dans la SF féministe ?
            Une table ronde avec Charlotte Houette (artiste et autrice), Clara Pacotte, (autrice et réalisatrice), Alice Carabédian (écrivaine, philosophe), Ketty Steward (autrice de science-fiction et chanteuse). Comment mieux se réapproprier la question technique qu’en l’incarnant dans des figures subversives, étranges, radicales qui font le pari de mêler féminisme, utopie et écologie ? Petit panorama de ce que peuvent les créatures et monstres de la SF… tout !

          • 19h30 – 20h30 : Repas, conclusions !

          • 20h30 : SFête Surprise – DJ Set

        L’édition 2024

        Les intervenant·es
        et l’équipe de l’édition 2024

        Ange Pottin est docteur en philosophie de l’ENS de Paris et travaille à l’intersection de la philosophie des sciences et des techniques et des Science and Technology Studies. Après sa thèse, qui consistait en une généalogie historique et philosophique du “cycle du combustible nucléaire fermé” en France, son parcours de “post-doc” l’a amené en Europe centrale : d’abord à Prague (Centre Français de recherches en sciences sociales), puis à Vienne (Département de Science And Technology Studies, projet “INNORES”), où il continue à travailler sur l’héritage résiduel de l’industrie nucléaire. Il a notamment publié Le nucléaire imaginé. Le rêve du capitalisme sans la Terre (La Découverte, 2024).


        EAAPES est un groupe de recherche sur les questions féministes et de genre dans la science-fiction. Clara Pacotte et Charlotte Houette l’ont créé en 2017 au sein de The Cheapest University. EAAPES a vocation à rendre accessible en français des textes encore jamais traduits (essais, fictions, interviews, tables rondes, archives). Leur travail a été présenté par exemple à Yale Union, à la Paris Ass book Fair, au CAC Bretigny, à la WorldCon.
        Elles ont récemment publié aux éditions Cambourakis L’Exoplanète Féministe de Joanna Russ qui regroupe des essais traduits et choisies.
        Clara Pacotte est autrice, vidéaste et éditrice. Dans son travail artistique, elle explore des alternatives sociales émancipatrices en alliant archive et fiction. Elle a créé en 2020 les éditions RAG. Récemment elle a coécrit Le Jukebox des trobairitz.
        Charlotte Houette est peintre et membre fondatrice du collectif TCU au sein duquel elle a organisé plusieurs ateliers d’écriture et d’édition.


        Rieul Techer Ingénieur-chercheur en énergie et environnement de formation, déformé notamment par des pratiques de communs au sein de laboratoires citoyens visant à mettre au travail des formes de recherche hors les murs, situées et engagées, je travaille des dispositifs de bifurcations (énergétiques) par ce qu’on pourrait appeler des formes de design en milieux énergétiques – par l’enquête (entendue comme attitude et non comme méthode) et la recherche. Mes travaux du moment portent sur une histoire de la futurologie énergétique au prisme des aspects de modélisations, de représentations et de récits. Ils visent notamment à révéler les héritages (socio-techniques) qui permettent et empêchent des formes de futurs énergétiques d’avenir, par le regard de l’écologie critique (rapports de genres, de classes et de colonialité).


        Fanny Lopez est historienne de l’architecture et des techniques (doctorat Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Professeure HDR à l’ENSA Paris-Malaquais et co-directrice du LIAT.  Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur l’impact spatial, territorial et environnemental des infrastructures énergétiques et numériques, ainsi que sur les imaginaires techniques associés. Ses ouvrages : Le rêve d’une déconnexion. De la maison autonome à la cité auto-énergétique (Ed. La Villette, 2014, traduit chez Manchester University Press, 2021) ; Les territoires de l’autonomie énergétique: espaces, échelles et politiques (Iste et Wiley 2019), L’ordre électrique, infrastructures énergétiques et territoires (Ed.Métis Presses2019), À bout de flux (Ed. Divergences, 2022), Le feu numérique : spatialité et énergie des data centers (Ed.Métis Presses2023). Prix 2011 de la thèse sur la ville (Aperau, Certu, Puca, SFU), Prix 2021 de l’Association académique pour la recherche historique et sociologique dans le domaine de l’énergie. En 2023 elle co-crée et co-dirige le festival sur les imaginaires techniques (à Mellionnec) : La machine dans le jardin. 


        Marion Emery est architecte. Doctorante au LIAT en parallèle de sa pratique d’architecte et urbaniste, elle rédige une thèse en architecture sous la direction de Dominique Rouillard. Intitulée « Et si on recouvrait Paris d’une dalle béton » Traverser Paris par l’autoroute : mobilisations, contestations, alternatives (1956-1976), sa recherche s’attache à analyser les projets d’autoroutes urbaines parisiennes successivement contestés puis abandonnés, de la fin des années 50 au milieu des années 70. Elle est également maîtresse de conférences associée à l’Ensa Paris-Malaquais. 


        Roman Sole Pomies a récemment terminé une thèse au Centre de sociologie de l’innovation sur la gestion patrimoniale des voiries dans les petites collectivités. Ses travaux interrogent la place des activités de maintenance dans les politiques publiques, autour d’une réflexion sur les liens entre la gestion des infrastructures et les conceptions de l’environnement.


        Caroline Gallez est directrice de recherche à l’Université Gustave Eiffel, au sein du Laboratoire Ville Mobilité Transport. Elle analyse les dimensions politiques des transformations sociales, territoriales et techniques des systèmes de mobilité et des systèmes énergétiques face aux urgences environnementales. Elle s’intéresse aux inégalités, aux rapports sociaux (de classe, de genre, de race) et aux enjeux de justice associés aux régulations de la mobilité et de l’énergie en contexte d’urgence environnementale. En 2023, elle a coordonné avec Olivier Coutard un ouvrage collectif sur les dynamiques de transition énergétique en Ile-de-France (l’Œil d’Or). Elle est membre du comité d’orientation et de prospective du Forum Vies Mobiles (https://forumviesmobiles.org/).


        Ketty Steward est poétesse, essayiste et autrice de textes fantastiques et de science-fiction. Elle préside l’association Réseau Université de la Pluralité qui s’intéresse aux imaginaires alternatifs du futur. Psychologue clinicienne et docteure en psychologie (Paris 8- LPPC), elle travaille sur la place du récit dans le soin. 


        Utopiste des grands chemins, philosophe, diplômée de lettres modernes et docteure en philosophie politique, Alice Carabédian travaille à une reconceptualisation de l’utopie politique au sein de la science-fiction contemporaine. Ses recherches polymorphes tissent des liens avec des artistes, chercheurs, auteurs, militants. Elle a publié Utopie radicale, Par-delà l’imaginaire des cabanes et des ruines (Le Seuil, 2022), Prix Essai du festival L’Ouest hurlant (2023) et finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire (2023). En 2023 elle co-crée et co-dirige le festival sur les imaginaires techniques
        (à Mellionnec) : La machine dans le jardin. 


        Anaël Marrec est historienne des techniques. Elle travaille sur les
        solutions et les promesses technologiques récurrentes de l’ère industrielle dans le domaine de l’énergie, de l’énergie marémotrice à la méthanisation en passant par le nucléaire. En se penchant sur les conflits et problèmes environnementaux qu’il ont mis en jeu, elle examine l’évolution des modèles socio-techniques promus comme
        alternatives.


        Après avoir étudié la philosophie contemporaine à l’Université Lyon III où il a travaillé à une critique du projet cybernétique, Victor Cachard s’intéresse à présent au rapport entre travail et technique à travers l’histoire des résistances populaires. Il est l’auteur d’une Histoire du sabotage en deux tomes publiée aux Éditions Libre, T.1, 2022 & T.2, à paraître. Il est également le coordinateur de l’ouvrage, Émile Pouget et la révolution par le sabotage, Éditions Libre, 2022. Installé en Haute-Loire, il fait vivre une petite librairie récemment renommée Librairie du Sabot.


        “Je ne lis pas pour passer le temps, je lis pour prendre le temps, le faire mien, le comprendre”. Martine Laval est journaliste littéraire, grand reporter, blogueuse (« Lectures buissonnières »), métiers qu’elle a exercés une trentaine d’années pour Télérama. Elle écrit aujourd’hui pour Le Matricule des Anges et Siné Mensuel. Elle conçoit la programmation de Lettres du monde, festival de littérature étrangère à Bordeaux/Nouvelle-Aquitaine. Elle a créé au sein des éditions Le Sonneur la collection « Ce que la vie signifie pour moi » titre « emprunté »… à Jack London. Avec une seule passion : faire découvrir des écrivains, des univers, partager ses émois, ses rages, ses bonheurs de lectrice, et donner à tous l’envie de s’aventurer parmi les livres. Elle a publié : On s’est rencontrés simplement (Le Reflet, 2003),  et Quinze kilomètre trois, aux éditions Liana Levi (2011), adapté pour le cinéma par Stéphane Mercurio.


        Denys Moreau, est né en 1986 en Normandie. Il apprend à dessiner en cours de biologie, principalement dans les marges. Après avoir travaillé durant quelques années dans l’agriculture, et planté quelques milliers de pieds d’épinards en vallée de Seine, il se consacre au dessin et à l’illustration. Régulièrement, il auto-édite des petites histoires avec les Éditions de la sieste (leseditionsdelasieste.com), collabore avec le site de littérature Les cahiers du bruit et dessine pour la Confédération Paysanne. Son site web : denysmoreau.com


        Juliette est professeure des écoles dans une classe multi-niveaux d’une école rurale. Elle utilise une presse typographique avec des élèves de 5 à 8 ans. Quelques années de maraîchage et une pratique assidue de la couture lui ont appris à aimer les techniques simples et le temps qu’elles prennent.


        Après des études de lettres, de cinéma et de mise en oeuvre de projet culturel, Élise Feltgen devient libraire, à Rouen, puis à la librairie Le Temps qu’il fait à Mellionnec. Après une incursion dans l’édition (La Robe noire), elle participe également à la rédaction du site Les cahiers du Bruit, et du fanzine CommunE Ouragan. En 2023 elle co-crée et co-dirige le festival sur les imaginaires techniques (à Mellionnec) : La machine dans le jardin. 


        Après des études d’anglais et de philosophie politique, Robin Kerguillec devient libraire à Rouen, puis à la librairie Le Temps qu’il fait à Mellionnec. Après une incursion dans l’édition (La Robe noire), il participe également à la rédaction du site Les cahiers du Bruit, et du fanzine CommunE Ouragan. En 2023 il co-crée et co-dirige le festival sur les imaginaires techniques (à Mellionnec) : La machine dans le jardin. 

        La machine dans le jardin

        Présentation

        Au croisement des sciences humaines et sociales, de la philosophie politique, de la science-
        fiction, des arts, des techniques et du bricolage, l’association Prospect Station propose un
        festival annuel autour des utopies techniques comme moyen de décloisonner les imaginaires
        et de déborder les frontières du réel afin de répondre aux problématiques écologiques,
        sociales, politiques, techniques, fictionnelles de notre temps. Le festival interroge dans une
        perspective critique et féministe d’écologie populaire les imaginaires techniques et ses
        pratiques associées. Situé en centre-Bretagne, sur la commune de Mellionnec, le festival
        invite des chercheur·e·s, des artistes, des artisans, des technicien·ne·s et des militant·e·s à
        venir présenter leurs travaux et à partager leur savoir-faire dans le cadre d’ateliers, de débats,
        de conférences ou de séminaires.
        L’objectif du festival est de croiser des pratiques techniques et connaissances plus théoriques,
        savoir et faire. Faire, c’est-à-dire retrouver la connaissance pratique de certains objets
        techniques, savoir être bricoleur·se·s et réparateur·ice·s pour sortir du cycle de
        l’obsolescence, faire l’expérience d’un quotidien réinventé par mille et une tactiques et ruses,
        du détournement d’objet, en passant par la réappropriation de savoir-faire et la réparation, ces
        contournements buissonniers de la raison technicienne (sans condamner tout le mouvement
        industriel et ses innovations). Savoir, c’est-à-dire mettre en perspective, questionner et
        débattre autour des interventions de chercheur·se·s, mais aussi d’auteur·e·s de science-fiction
        et de professionnel·le·s et technicien·ne·s de la maintenance sur le sens, l’éthique des objets
        techniques, leur construction, leur transformation et leur imaginaire.
        Coordination scientifique : Association Prospect Station : Fanny Lopez (Ensa Paris-
        Malaquais, co-dir. LIAT), Alice Carabédian (philosophe), Robin Kerguillec et Élise Feltgen
        (libraires à Mellionnec). En partenariat avec la Librairie Le Temps qu’il fait de Mellionnec, en
        partenariat avec l’association TyFilms. Financé par le laboratoire
        LIAT de l’Ensa Paris Malaquais et le laboratoire OCS de l’Ensa Paris-Est et l’Université
        Gustave Eiffel et avec le soutien de la CCKB (2023)

        Pourquoi un festival sur la technique et qu’entendons nous par “imaginaires techniques” ?

        La technique est un ensemble complexe et divers : ce sont des outils, des objets, des systèmes productifs ou extractifs, des matériaux, des savoir-faire, des filières professionnelles, des usages, des gestes… Cette grande variété peut nous faire perdre de vue l’importance de la question technique en elle-même si nous ne faisons pas un effort pour mieux la comprendre et saisir les enjeux politiques et sociaux qu’elle soulève.

        D’abord, toute technique est ambivalente, et n’est jamais seulement un moyen en vue d’une fin. Qu’il s’agisse d’une brosse à dent ou d’un tracteur, l’usage d’un objet technique façonne un certain rapport au monde : il nous permet (par exemple, de retourner de la terre), et nous contraint (à utiliser de l’essence ou à engager notre corps selon la machine ou l’outil choisi). Ainsi nous sommes transformé·es par les techniques que nous employons, de façon plus ou moins heureuse. Il faut ajouter qu’à l’heure des guerres et des catastrophes climatiques, force est de constater que nous ne maîtrisons pas entièrement les effets des techniques sur le monde que nous habitons.

        Puisque les objets techniques transforment notre planète et nous transforment, ils sont aussi des objets culturels. Qu’il s’agisse de systèmes en réseau (routier, ferroviaire, électrique, télécom, numérique) ou d’objets d’apparence plus solitaire (centrale nucléaire, panneau solaire, éolienne, ampoule, marteau, tracteur…), les systèmes techniques sont inséparables des imaginaires qui les soutiennent (technophile, productiviste, sobre, décroissant, anti-tech, etc.).

        Si certains persistent à décrire les systèmes techniques comme des instruments au service de la maîtrise de « l’Homme » sur son environnement c’est que cet imaginaire toxique domine encore largement aujourd’hui. Ses ravages (impérialistes, productivistes, extractivistes) le signalent trop bien. Fort heureusement, la technique n’est pas un ensemble d’outils neutres, réservoir de services « universels » pour des besoins « naturels ». Au contraire, à chaque fois qu’il y a un usage technique, il y a une spécificité éthique, sociale, politique et un imaginaire associé à celui-ci.

        C’est pourquoi nous avons toutes et tous affaire avec la question technique et ses récits, et des problématiques urgentes requièrent notre attention :

        Comment sortir la technique de sa seule relation à la prétendue histoire du progrès et de la quête d’une rentabilité productive sans tomber dans la technophobie ? Comment se réapproprier les cultures techniques et mettre en lumière les imaginaires plus heureux et émancipateurs qui, d’hier à aujourd’hui, dessinent des mondes différents ?

        La Machine dans le jardin a l’ambition d’explorer ces questions :

        Nous héritons et nous dépendons d’ensembles technologiques et infrastructurels que nous devons transformer car nous ne pouvons ni revenir en arrière, ni les ignorer. Nous pensons que la critique des conditions matérielles de notre environnement et de ses pollutions irréversibles nécessite de se rapprocher du « monstre moderne » pour se saisir de l’ampleur de la catastrophe. Et mieux la contrer.

        Bifurquer, rediriger, réparer, fermer ou transformer, c’est revenir sur les choix technologiques, restituer les controverses et les luttes qui font partie de l’histoire des infrastructures, de leur développement, de leur fonctionnement, de leur entretien. C’est aussi éclairer la riche histoire des alternatives aux systèmes extractivistes et capitalistes. Certaines pratiques ne prétendent pas à des solutions universalisantes. Il devient nécessaire d’écouter les utopies sociales, les imaginaires techniques écologiques, anti-racistes, féministes et émancipateurs, des plus prosaïques aux plus science-fictionnels.

        En examinant les machines qui cohabitent dans le jardin planétaire jusque dans ces confins intergalactiques, ce festival porte une double ambition : questionner les formes techniques monstrueuses du capitalisme, et surtout, éclairer ses plus heureuses alternatives pour de nouveaux lendemains techniciens.

        Comme nous y invitait l’écrivaine de science-fiction Ursula K. Le Guin : « Je pense que des temps difficiles s’annoncent, où nous aurons besoin de la voix d’écrivains capables d’envisager des alternatives à notre mode de vie actuel, et de voir, à travers notre société effrayée et ses technologies obsessionnelles, d’autres façons d’être. Et même d’imaginer de véritables raisons d’espérer. Nous aurons besoin d’écrivains qui se souviennent de la liberté : des poètes, des visionnaires, des réalistes d’une réalité plus vaste. »

        Infos pratiques

        Informations pratiques

        Buvette et repas

        Une buvette sera installée sur les lieux du festival.

        Un service de petite restauration sera disponible le samedi soir uniquement, à la salle polyvalente de Mellionnec. Pour les autres moments vous pouvez vous adresser au bar-resto du bourg : l’Unic’ Kfé ou prendre de quoi vous préparer un pique-nique à l’épicerie Folavoine (bio et bien achalandée) située au cœur du village. Attention, l’épicerie étant fermée le dimanche, pensez à faire vos courses le vendredi et le samedi.

        Accessibilité

        La salle polyvalente et l’auberge sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, si le temps le permet, les tables rondes auront lieu à l’extérieur (au verger derrière la salle polyvalente). Dans ce cas, veuillez s’il vous plait nous contacter lors de votre réservation pour que nous trouvions une solution pour vous accueillir.

        Auberge À la belle étoile – 5 route des écoles, 22110 Mellionnec

        Salle polyvalente de Mellionnec – 24 Route des Écoles, 22110 Mellionnec

        Billetterie

        Inscriptions aux projections, tables rondes et ateliers 

         

        Pour adhérer à l’association Prospect Station :

         

        L’adhésion à l’association, en plus d’être un soutien au festival, est obligatoire pour s’inscrire à l’atelier Transformers ainsi qu’à la projection du samedi soir. 

        Lieux

        Le festival a lieu entièrement sur la commune de Mellionnec. Toutes les projections se dérouleront dans la salle de l’auberge À la belle étoile qui se situe au centre du bourg. Le reste de la programmation se déroule à la salle polyvalente de Mellionnec, à l’extérieur dans le joli verger si le temps le permet.
        En cas d’intempéries nous nous rendrons à l’intérieur de la salle.

        L’atelier pour les enfants (de 6 à 10 ans) a lieu dans la salle d’activité de l’auberge À la belle étoile.

        L’atelier pour les adultes se tiendra dans un hameau de Mellionnec, le lieu sera communiqué aux participant·es.

         

        venir à mellionnec

        En transports en commun

        En train : jusqu’à Saint Brieuc ou Guingamp, puis en bus jusqu’à Rostrenen :
        Le site BreizhGo

        Rostrenen est la ville la plus proche de Mellionnec, à 10 minutes en voiture.

        En autostop

        Le stop fonctionne très bien en Centre-Bretagne. N’hésitez pas à tendre le pouce !

        En covoiturage

        se loger

        L’Auberge À la belle étoile

        Nouvelle auberge au cœur du bourg de Mellionnec, l’auberge À la belle étoile est partenaire du festival La machine dans le jardin.
        Elle propose des chambres et des dortoirs avec l’accès à une cuisine. C’est dans la salle d’activité de l’auberge qu’auront lieu les projections du festival !

        Chambres d’hôtes 

        Gîtes

        •  Manoir de Kergoran, à Mellionnec
        • – Sensmanufacture à Mellionnec
        • – Manoir du Poul à Mellionnec
        •  Chambres d’hôtes An daou tok, à Cornec à Mellionnec. Contact Caroline et Jean-Noël Potin au 02 96 29 60 57 (70€/nuit)

        Campings

        Hôtels

         

        Autres informations pratiques

        Seuls les chèques et espèces sont accepté·es.

        ⚠️ Il n’y a pas de distributeurs de billets à Mellionnec, les plus proches sont à Rostrenen, Gouarec, Guémené-sur-Scorff.
        Pensez à prendre votre monnaie !