la machine dans le jardin
Le programme 2025

Le programme 2025

Pour son édition 2025 le festival est soutenu par les institutions et partenaires ci-dessus

Nous sommes ravi·es de pouvoir compter sur l’équipe des éditions La Volte avec la présence de l’autrice de science-fiction Li Cam pour nous apporter sa vision importante et singulière sur les normes sociales, les innovations technologiques, ou encore l’invention d’une langue dégenrée et peut-être même utopique. L’écrivain Elio Possoz sera également parmi nous, il est notamment l’auteur du formidable Les mains vides publié par les éditions La volte dans la collection Eutopia.
À noter aussi, la présence de l’auteur, enseignant et chercheur Saul Pandelakis dont les multiples apports, de la SF au design, s’inscrivent dans une perspective résolument queer féministe, où extraterrestres aussi bien que robots nous interrogent sur notre réalité.

Des batailles intergalactiques aux luttes sociales et champêtres il n’y a qu’un fil à tirer puisque Inès Léraud viendra nous parler de la BD documentaire Champs de bataille. Quant à Léo Magnin il évoquera les imaginaires qui s’attachent aux haies, ces “objets” si particuliers tout à la fois milieux vivants et méthode agricole.

Nous parlerons IA, numérique et jeux vidéos, notamment de l’industrie qui les soutient et des imaginaires qui les entourent avec la venue d’Antoine Lima de Carvalho. Développeur de jeux vidéos lui-même, vidéaste et auteur, Antoine Lima a fait paraître cette année un documentaire passionnant à la fois très critique de l’industrie des jeux vidéos et riche en perspectives émancipatrices. Il nous fera réfléchir sur la puissance politique des jeux vidéos indépendants.

Félix Tréguer, critique des utopies numériques parlera du captivant travail d’enquête qu’il a mené avec une partie de l’équipe de la Quadrature du net sur la Technopolice !

Jade Lindgaard, journaliste, spécialiste des questions environnementales et sociales, sera également présente pour une conférence sur l’énergie et les choix de sociétés qui vont avec.

Afin d’essayer une nouvelle forme et de donner le temps d’une longue plongée dans l’œuvre d’un philosophe des techniques, nous avons demandé à la philosophe Muriel Combes de bien vouloir donner un cours sur le travail de Gilbert Simondon, pilier des études sur la technique et penseur fascinant.

Une demi-journée sera aussi consacrée au municipalisme électrique et à des initiatives locales et communale de relocalisation de production, de distribution et de fourniture électrique.

Il y aura aussi des lectures et des ateliers, dont un destiné au jeune public… Et ce n’est pas fini !
En attendant, vous pouvez adhérer à l’association Prospect Station qui organise le festival, via ce lien .

De cette façon vous serez au courant des annonces de programmation et des informations concernant l’association.
À bientôt.

Éditions La volte

Fondée en 2004, La Volte est une maison d’édition indépendante qui publie chaque année des romans, novellas et recueils de nouvelles d’auteurices français•es et étranger•es. Animée par une horde, sans cesse mouvante, d’ami•es et de passionné•es – « les volté.e.s » – La Volte crée des objets-livres originaux, mêle les expériences émotionnelles grâce à l’association d’ouvrages et de musiques, avec, toujours, une approche d’artisan•es.

La ligne éditoriale croise les littératures de l’imaginaire, en particulier la science-fiction, et la littérature dite
« blanche ». L’exigence d’écriture et d’imagination incite, en effet, des auteurices à créer des œuvres singulières, parfois inclassables, récits qui trouvent une place naturelle dans les parutions de La Volte.

Saul Pandélakis

Saul Pandelakis est auteur de fiction, enseignant-chercheur et illustrateur.
Son premier roman de science-fiction queer, La Séquence Aardtman, paraît en octobre 2021 aux éditions Goater.
Il est publié en poche en 2023 chez actuSF.
Saul a également écrit des nouvelles parues dans des revues et anthologies, notamment Quartiers Libres / Demain la ville (éditions La Volte, 2024) et Au boulot les robots (actuSF, 2024).

Muriel Combes

Agrégée et docteur en philosophie, Muriel Combes est également praticienne Shiatsu et anime des ateliers de chant spontané. Elle est l’autrice de Simondon. Individu et collectivité (PUF, 1999 ; republié sous le titre Une philosophie du transindividuel aux éd. Dittmar en 2014) et de La vie inséparée. Vie et sujet au temps de la biopolitique (éd. Dittmar 2011).
Elle a co-traduit Nous crachons sur Hegel de Carla Lonzi (paru aux éditions Nous en 2023).

Li Cam

Li-Cam place ses écrits à la croisée des littératures de l’Imaginaire et aime à interroger notre relation à l’Autre et nos perceptions culturelles du monde, de Lemashtu, trilogie de fantasy urbaine, à Asulon (prix Bob-Morane 2016), conte philosophique 3.0. En parallèle, elle anime des ateliers d’écriture de science-fiction et de design fiction autour de l’écologie. Elle est également directrice littéraire de la collection de nouvelles graphiques « Petite Bulle d’Univers » chez Organic Éditions. À La Volte, elle a publié entre autres nouvelles Résolution et son détonant Visite, « fiction-panier » dans la lignée d’Ursula Le Guin, au langage réinventé.

Inès Léraud

Inès Léraud a grandi dans le Maine-et-Loire. Après des études de cinéma documentaire à l’école Louis Lumière, elle se forme à l’enquête au sein de l’équipe de Là-bas si j’y suis, sur France Inter, puis collabore à l’émission Les Pieds sur terre, sur France Culture. Elle y réalise notamment la série “Journal breton, la fabrique du silence” (22 épisodes), qui relate le quotidien des habitant.es d’un territoire où l’agriculture industrielle et l’agroalimentaire sont hégémoniques. En 2019, elle publie avec l’illustrateur Pierre Van Hove aux éditions La Revue dessinée – Delcourt, la bande dessinée Algues vertes, l’histoire interdite, traduite en quatre langues et portée au cinéma par Pierre Jolivet. L’année suivante, elle cofonde le média indépendant d’investigation Splann !, basé dans les Côtes d’Armor. Elle enquête pour Splann !, avec le journaliste Kristen Falc’hon, sur le lobby porcin. Fin 2024, elle publie avec Pierre Van Hove et l’historien Léandre Mandard, aux éditions La Revue dessinée – Delcourt, Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement.

Félix Tréguer

Félix Tréguer est chercheur associé au Centre Internet et Société du CNRS et membre de La Quadrature du Net, une association dédiée à la défense des droits humains face au processus d’informatisation. Ses recherches interdisciplinaires portent sur l’histoire politique d’Internet et de l’informatique, les pratiques de pouvoir comme la censure ou la surveillance, ainsi que la gouvernementalité algorithmique de l’espace public. L’ouvrage adapté de sa thèse en études politiques, réalisée au Centre de recherches historiques de l’EHESS, est paru en version actualisée en 2023 sous le titre Contre-histoire d’Internet : du XVe siècle à nos jours (Agone). Il est également l’auteur de Technopolice : La surveillance policière à l’ère de l’intelligence artificielle (Divergences, 2024).

Antoine Ramo

Antoine Ramo est narrative designer et vidéaste. Diplômé de lettres modernes à l’Université Bordeaux-Montaigne et de game design au CNAM-ENJMIN, il s’est spécialisé dans l’élaboration et la mise en scène d’univers ludiques, activité qu’il pratique actuellement au sein du studio Shiro Games. Parallèlement, il réalise depuis 2014 des essais vidéo consacrés aux jeux alternatifs ou expérimentaux, pour interroger les enjeux esthétiques, sociaux et politiques de la standardisation en cours dans ce jeune média. Revendiquant une approche pluridisciplinaire, il est également formé comme potier tourneur.

Elio Possoz

Collectif, écologie, sciences humaines, jeu : points cardinaux de l’écriture et du quotidien d’Elio Possoz. Quand il n’écrit pas de la science-fiction décarbonée, il fomente des récits-dont-vous-êtes-l’héroïne à quatre mains, ramasse des châtaignes, retape une maison commune, aide à organiser des festivals. Il travaille aussi pour l’association Arts Résonances à la mise en relation des cultures sourde et entendante par la poésie. Les Mains vides est son premier (court) roman, ou (longue) novella, après une publication de sa première nouvelle dans Sauve qui peut – Demain la santé (La Volte, 2020).

Léo Magnin

Léo Magnin est sociologue au CNRS. Ses enquêtes portent sur l’écologisation, c’est-à-dire sur le processus d’intégration de critères environnementaux à des textes de loi et à des pratiques sociales. Il traite cette grande question contemporaine en étudiant les différentes façons dont les haies agricoles sont qualifiées, disqualifiées et requalifiées par différents groupes sociaux à travers l’histoire. Cette proposition de lire le majuscule (l’évolution historique) dans le minuscule (les buissons) est au cœur de son livre La vie sociale des haies. Enquête sur l’écologisation des mœurs, publié en 2024 à La Découverte. Accordant une attention particulière à la mise en œuvre du droit de l’environnement, il a également publié avec Rémi Rouméas et Robin Basier un bref ouvrage, le premier en français, sur les polices de l’environnement : Polices environnementales sous contraintes (2024, Rue d’Ulm).

Barbara Nicoloso

Diplômée de Sciences Po Lille et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de Lille, Barbara Nicoloso a travaillé dans différentes collectivités locales sur les sujets de transition énergétique, de mise en récits et de coopération territoriale avant de rejoindre l’association Virage Énergie dont elle est aujourd’hui directrice.
Elle accompagne les pouvoirs publics en France dans la mise en place de politiques de transition énergétique et de lutte contre le dérèglement climatique tout en explorant les relations sociales, les imaginaires et les paysages d’une société sobre en carbone. Depuis 2023, elle explore les liens entre systèmes énergétiques et inégalités de genre.
Elle est l’auteure du Petit Traité de Sobriété Énergétique (Éditions Charles Léopold Mayer, 2021) et de l’ouvrage Engager des politiques locales de sobriété (Le Passager Clandestin, 2022). Elle publiera durant l’été 2025 Gender Power : la transition énergétique au prisme du genre un essai réalisé en partenariat avec la Green European Foundation.
Elle est également enseignante en politiques environnementales à Sciences Po Lille, administratrice d’Enercoop Hauts-de-France et membre du Collectif Paysages de l’Après-Pétrole.

Pierre-Thomas Demars

Pierre-Thomas Demars est doctorant en Architecture au sein du Laboratoire Infrastructure Architecture Territoire (LIAT). Ingénieur en génie électrique de Grenoble INP – Ense³ ainsi que diplômé du master Transitions écologiques de Sciences Po Grenoble, il s’intéresse aux relations entre techniques, espaces et société à la lumière des enjeux socio-environnementaux. Il étudie en particulier « l’architecture des réseaux électriques au prisme de la low-tech », en interaction avec le projet de recherche InfraFuturs. Sa recherche l’invite alors à se tourner vers le passé pour pouvoir préfigurer pour le présent un génie électrique low-tech, permettant de territorialiser les réseaux électriques.

Martine Laval

“Je ne lis pas pour passer le temps, je lis pour prendre le temps, le faire mien, le comprendre”. Martine Laval est journaliste littéraire, grand reporter, blogueuse (« Lectures buissonnières »), métiers qu’elle a exercés une trentaine d’années pour Télérama. Elle écrit aujourd’hui pour Le Matricule des Anges et Siné Mensuel. Elle conçoit la programmation de Lettres du monde, festival de littérature étrangère à Bordeaux/Nouvelle-Aquitaine. Elle a créé au sein des éditions Le Sonneur la collection « Ce que la vie signifie pour moi » titre « emprunté »… à Jack London. Avec une seule passion : faire découvrir des écrivains, des univers, partager ses émois, ses rages, ses bonheurs de lectrice, et donner à tous l’envie de s’aventurer parmi les livres. Elle a publié : On s’est rencontrés simplement (Le Reflet, 2003),  et Quinze kilomètre trois, aux éditions Liana Levi (2011), adapté pour le cinéma par Stéphane Mercurio.

Jade Lindgaard

Journaliste à Médiapart, cheffe du pôle écologie, travaille en particulier sur le nucléaire.
A publié plusieurs livres dont Paris 2024. Une ville face à la violence olympique (Divergences, 2024).

Benjamin Roux

Benjamin Roux est éditeur et associé aux éditions du commun. Il questionne depuis quinze ans la place des traces et des récits au sein des expériences collectives. Ses réflexions se poursuivent aujourd’hui, dans le cadre d’une thèse, autour des formes de soin et d’attachement que les habitant·es portent à leurs voisin·es, leur quartier et aux espaces publics et privés qu’ils et elles côtoient. En analysant tout particulièrement leurs gestes de maintenance et leurs pratiques narratives. Ses travaux sont accessibles sur son site : https://www.cultivateurdeprecedents.org/

Sylvia Fredriksson

Sylvia Fredriksson est designer et enseignante chercheure. Ses travaux portent sur les relations entre design, technique et politique et mobilisent la question des communs pour réinvestir des trajectoires critiques. Elle est co-fondatrice de l’association Coop des Milieux, dont l’objet est de créer et renforcer, par l’action publique collective, des dynamiques démocratiques et écologiques situées. Elle est co-autrice de l’ouvrage Petit Manuel de démocratie énergétique, paru en 2025 aux Éditions du commun. Elle enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans et est co-commissaire de l’exposition « Ressources, présager demain » section « Design des communs » à la Biennale Internationale Design 2025 de Saint-Étienne.

Énergie de Nantes

Administrateur polyvalent et créateur de lien, Régis travaille depuis 20 ans dans le secteur de l’énergie (EDF – GDF puis Engie et GRDF). Témoin du démantèlement du service public national de l’énergie, il a à cœur de re-créer un service public, localement, dans le sens d’une transition énergétique pour toutes et tous.

Facilitatrice déter’, militante queer et anti-raciste engagée, Sarah a une expérience forte dans des organisations où les usagèr·e·s sont impliqué·e·s en premier lieu, notamment dans un supermarché coopératif nantais. Sarah s’implique dans la vie de la communauté EDN, son animation, son organisation et au maintien de l’inclusivité dans notre organisation. Sarah donne aussi de son expérience dans la gestion financière, pour que le commun reste un commun et puisse vivre en transparence.

Sarah et Régis sont des membres parmi bien d’autres. 

Gxrls need modem – Reem Saleh et Eleonore Sense

Reem Saleh (né·e en 1994 au Liban) est artiste et designer.

Éléonore Sense (née en 1995 dans le Pas-de-Calais) est artiste, graphiste et scénographe

Éléonore Sense est née dans le Nord-Pas-de-Calais. Reem Saleh est né·e à Beyrouth.

Éléonore met en lumière notre dépossession de nos outils numériques et décrypte les schémas de pouvoir et de domination qui les traversent. Reem fait l’archéologie des médias pour reconstituer des lignées de communautés oubliées.

Éléonore aime la magie. Reem aime l’horreur.

Éléonore crée des mondes avec des requins qui at- taquent internet et des êtres-machines qui s’animent à l’approche d’ondes électromagnétiques. Reem fabrique des maisons hantées et du merch pour fandoms queer.

Éléonore fait partie du Collectif Collective, une association féministe qui monte des projets de transmission, de construction et de fête. Reem a co-fondé Gross Encounters, un workshop et festival qui aborde les enjeux poli- tiques du monstrueux et de l’étrange dans les productions d’horreur et de science-fiction mondiales.

Ensemble, iels mènent un travail plastique et narratif au- tour de récits minoritaires dans le but d’inventer de nouvelles géographies numériques dans lesquelles déambuler. Leur travail est toujours couplé d’une approche archivistique, bibliographique et de médiation visant l’inclusion de divers publics.

Techno marade – Nitram Nopac

La Techno Marade est une attraction participative qui permet la découverte du mixage et de la musique électronique dans l’interaction avec d’autres personnes. Cette machine intuitive est conçue pour être installée dans des espaces publics ou lors d’événements, permettant aux participant.e.s de l’utiliser librement. Le projet vise à offrir un moment de jeu, un support d’échange et de rencontre, tout en étant un outil de vulgarisation. Aucun niveau de connaissance n’est requis, utilisable à partir de 8 ans, possibilité d’adapter l’esthétique musicale en fonction de l’évènement.

L’objet se présente sous la forme d’un contrôleur MIDI, des boutons et des potentiomètres permettent de déclencher des sons ou de modifier certains paramètres audio. Il est conçu pour être utilisé par 3 personnes simultanément. La diffusion se fait sur sono (ce qui permet aux personnes qui ne jouent pas d’entendre) et/ou par casque. En plus de sa fonctionnalité musicale, l’objet est une œuvre plastique, alliant bois massif et métal. Le projet est mené par Nitram Nopac (musicien), Corentin Guillouzouic (ingénieur mécanique) et Louri Péan (créateur ébéniste).

PPPBBB

Probablement le Plus Petit Big Band de Bretagne

Le PPPBBB est un trio à l’énergie redoutable, qui joue de son orchestration simple et cuivrée pour emmener le public au-delà de toute classification musicale. Tour à tour jazz, fanfare, classique, punk ou intimiste, dans l’écriture ciselée autant que dans l’improvisation la plus libre, ces trois solistes dialoguent avec un plaisir contagieux.

Chaque spectateur, du profane au mélomane, se laisse emporter par l’originalité du répertoire et l’humour des musiciens, jusqu’à des frontières que son oreille n’aurait peut-être pas franchie ! Délicat et explosif, acoustique et tout public…