La machine dans le jardin
du 24 au 26 juillet 2026
Bonjour à toutes et tous,
nous sommes ravi·es de pouvoir commencer cette année avec l’annonce d’un programme des plus réjouissant pour le mois de juillet 2026. Et notez bien que celui-ci va encore s’enrichir !
Nous recevrons la grande historienne du politique et du féminisme, Michèle Riot Sarcey, pour nous parler d’utopie, notion qui est comme vous le savez, l’une des “boussoles” du festival.
François Jarrige, historien spécialiste du social, de l’environnement et des techniques nous a également confirmé sa présence.
Côté littérature SF, nous avons l’honneur de recevoir Michael Roch, l’auteur notamment des très remarqués Te Mawon et Lanvil emmêlée. Il construit depuis quelques années une grande œuvre afrofuturiste et décoloniale en explorant l’imaginaire des Antilles.
Benjamin Patinaud de la chaine YouTube Bolchegeek viendra faire résonner culture pop’ et enjeux politiques, notamment ce qu’il appelle la “dystopie discount” dans laquelle nous vivons.
Nous parlerons aussi des techniques de la chose imprimée avec les artistes et chercheureuses Matthieu Raffard et Mathilde Roussel qui viennent de publier le passionnant Bourrage papier, leçons politiques d’une imprimante. Le collectif des ami·es de l’imprimé populaire nous rejoindra également, venez découvrir ses activités !
Il y a dix ans, paraissait Enfantillages outillés , un livre qui retrace et déploie les aventures d’un atelier sur la machine, réalisé par des enfants de 4 à 10 ans dans trois écoles primaires de la vallée de la Dordogne, à l’invitation de Peuple et Culture Corrèze. Fanny Béguery, artiste photographe et musicienne, co-autrice du livre et animatrice des ateliers en question, viendra nous parler de cette expérience particulièrement enrichissante.
Kilian Jörg est un·e artiste et philosophe de l’écologie autrichien, iel a publié il y a quelques mois un livre clair et percutant : Auto-destruction
Pourquoi la voiture détruit le monde (et comment arrêter ça). Il s’agira de réfléchir à la toxicité de cette relation qui nous unit à l’automobile, son imaginaire, la façon dont le monde de la voiture détruit nos milieux de vie et des perspectives pour en sortir.
Et tant qu’on parle de techniques de destruction “massive” l’architecte, scénographe et militante Léa Hobson viendra nous parler du béton et de son monde : comment comprendre sa filière et ses mécanismes ? Comment en sortir ? Son livre désarmer le béton est une proposition visant aussi à repenser nos façons d’habiter la terre, “réparer, repolitiser l’architecture”.
Vous utilisez peut-être des services proposés par Framasoft, la plus célèbre des associations pour l’émancipation numérique française, mais connaissez-vous ses valeurs, ses engagements politiques, son fonctionnement ? Nous avons invité Angie Gaudion pour nous présenter cette association d’éducation populaire inspirante et indispensable.
Nos invité·es
(la liste n’est pas terminée, cette page s’actualise au fil de l’arrivée des informations !)

François Jarrige est historien, enseignant-chercheur à l’université de Bourgogne. Il s’intéresse à l’histoire sociale et environnementale de l’industrialisation et des techniques et a récemment publié La ronde des bêtes. Le moteur animal et la fabrique de la modernité (La Découverte, 2023) et Verts de rages. Deux siècles de luttes environnementales en France (Le détour, 2026)
Jeanne Etelain est philosophe, docteure de l’Université Paris Nanterre et de la New York University, professeure à l’école des Beaux-Arts de Montpellier et chercheuse associée au laboratoire HAR. Ses recherches portent sur la philosophie de l’écologie, informée par une perspective métaphysique et féministe. Elle est notamment l’autrice de Zones. Terre, sexes et science-fiction (Flammarion, 2025) et a dirigé l’ouvrage Ce que les féminismes font à la métaphysique. Anthologie des Nouveaux Matérialismes (PUF, 2026).


Écrivain et scénariste de science-fiction né en 1987 à Lyon, Michael Roch vit actuellement en Martinique. Son roman Tè mawon, paru en 2022, a reçu un accueil de premier plan tant des lecteurs que de la critique.
Membre de la Fabrique décoloniale, qui réunit plusieurs sociologues, politologues et artistes autour des problématiques de la décolonialité, il mène depuis 2015, année de son retour aux Antilles d’où il est originaire, plusieurs ateliers d’écriture en milieu carcéral et universitaire autour du thème de l’afrofuturisme – mouvement littéraire développant des contre-dystopies afrocentrées.
Il anime des ateliers d’écriture sur Latilié, sa chaîne Twitch.
Journaliste, réalisatrice et chroniqueuse, Nastasia Hadjadji est spécialiste de l’économie politique du numérique et de la critique des technologies. Elle est l’autrice de « Apocalypse Nerds » (2025) et « No Crypto » (2023) aux Éditions Divergences.


Léa Hobson est architecte, scénographe, autrice et militante franco-anglaise. Attachant une importance particulière à l’existant et puisant son inspiration dans le vivant ; elle travaille sur des projets de réhabilitations, de diagnostic de bâtis anciens, et sur la pratique du réemploi. En tant que scénographe, elle travaille avec des compagnies de danse et de théâtre, et sur des scénographies d’expositions. Léa encadre ponctuellement des ateliers auprès d’étudiants et de jeunes publics sur des enjeux écologiques, architecturaux et scénographiques. Elle écrit et co-écrit des articles et des ouvrages. En 2025, elle publie son premier livre « Désarmer le béton, ré-habiter la terre » dans la collection ZONES, aux Éditions la Découverte.
Angie Gaudion est membre de Framasoft, une association d’éducation populaire aux enjeux du numérique. Iel anime régulièrement conférences et ateliers afin d’accompagner les internautes et les organisations à adopter des pratiques numériques plus éthiques.


Les ami·es de l’imprimé populaire :
Depuis le début de l’imprimerie des mains inexpertes mais audacieuses ont fait jaillir, par nécessité ou par plaisir, un arc-en-ciel d’idées, de propos, d’images tenant parfois des contre-cultures les plus confidentielles et d’autres de la réappropriation des cultures de masse. Ces productions d’imprimés constituent une histoire sociale et populaire qui nous fascine !
Apprendre des pratiques actuelles ou passées, les valoriser, se les réapproprier, s’interroger, bidouiller, inventer et surtout partager pour que vive l’imprimerie amateur c’est le rêve de notre association.
Parce qu’imprimer change le monde ! Alors, en atelier, chez vous, chez nous : imprimons !
Atelier de musique électroacoustique improvisée (6-10 ans)
Les enfants sont invités à venir découvrir le Système Tentaculaire : un ensemble dédié à la production de musique électroacoustique en temps réel.
Olivar Premier, compositeur de musique improvisée, propose des jeux pour partiellement dompter la machine.
Les enfants vont alors naviguer dans un univers sonore aux commandes d’un vaisseau très spatial. Une aventure collective guidée par l’écoute et le jeu.


Né en 1986, résident à Lyon, Benjamin Patinaud Bolchegeek est connu pour la chaîne YouTube du même nom suivie par plus de 187 000 abonnés. Auteur et vidéaste web spécialiste de culture populaire, il examine sur sa chaine YouTube cinéma, BD, roman, séries ou jeux vidéo sous des angles artistiques, sociologiques et politiques. Il a publié en 2023, aux éditions Au diable vauvert, l’essai Le Syndrome Magneto, consacré aux antagonistes, devenu une référence critique.
Né en 1976, Nicolas Martin est journaliste, scénariste et réalisateur. De 2016 à 2022, il a animé sur France Culture l’émission La Méthode scientifique. Il travaille actuellement à son premier long métrage. Il a précédemment publié le roman Fragile/s aux éditions du diable vauvert.


Après un parcours universitaire interdisciplinaire – ingénierie mécanique et philosophie, Pauline Picot a effectué sa thèse à l’Université de Technologie de Troyes sous la direction de Victor Petit et Bertrand Guillaume. Ses travaux doctoraux portent sur le concept de « technodiversité », compris comme une analogie de la biodiversité. Cet angle d’étude amène à questionner la technodiversité comme fait et valeur technologique, ainsi que, plus largement à discuter la pertinence du concept pour l’étude de la technique à l’ère de l’Anthropocène. Cette thèse a été soutenue en décembre 2024 et Pauline Picot est maintenant post-doctorante sur le projet « SOCLOUD », portant sur la sobriété et la convivialité des data centers, à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard.
“Je ne lis pas pour passer le temps, je lis pour prendre le temps, le faire mien, le comprendre”. Martine Laval est journaliste littéraire, grand reporter, blogueuse (« Lectures buissonnières »), métiers qu’elle a exercés une trentaine d’années pour Télérama. Elle écrit aujourd’hui pour Le Matricule des Anges et Siné Mensuel. Elle conçoit la programmation de Lettres du monde, festival de littérature étrangère à Bordeaux/Nouvelle-Aquitaine. Elle a créé au sein des éditions Le Sonneur la collection « Ce que la vie signifie pour moi » titre « emprunté »… à Jack London. Avec une seule passion : faire découvrir des écrivains, des univers, partager ses émois, ses rages, ses bonheurs de lectrice, et donner à tous l’envie de s’aventurer parmi les livres. Elle a publié : On s’est rencontrés simplement (Le Reflet, 2003), et Quinze kilomètre trois, aux éditions Liana Levi (2011), adapté pour le cinéma par Stéphane Mercurio.
